La demande en mariage
Le courage du lièvre
Le Secret de la Buse
L'insomnie des abeilles


 

Une demande en mariage un peu particulière dans le milieu paysan breton des années 60.

Nouvelle de Françoise Boixière parue aux éditions du Bord du Lot, dans les Cahiers de la Collection modeste.

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Auteur : Françoise BOIXIERE
Illustration couverture : Françoise BOIXIERE
324 pages
15 euros + 3,50 euros de frais de port

Une étrange jeune femme, Isabelle, vient s’installer un beau jour d’automne dans la baie de Saint-Brieuc. Que cache-t-elle et qui est-elle vraiment ? Sa voisine, Yette, une veuve de pêcheur nourrie de légendes et de naufrages, lui voue très vite une profonde affection, bientôt partagée. Mais quand l’amant d’Isabelle est retrouvé assassiné dans un bunker, sur la plage, leur univers poétique bascule irrémédiablement.

Accusée du meurtre dont elle ne garde aucun souvenir, Isabelle l’amnésique ne pourra compter, pour l’aider à retrouver la mémoire, que sur la détermination de Yette, sa mère de substitution et aussi sur celle d’Elise Jaouen, la capitaine de police aux blessures secrètes. Un lien très fort se noue entre les trois femmes, tour à tour narratrices au fil de l’enquête et des découvertes intimes qui vont peu à peu les aider à renaître à travers leurs souvenirs en miroir…

Françoise Boixière, poète et romancière, est originaire du Vieux Bourg dans la région de Quintin. Après l’Insomnie des abeilles et le Secret de la buse, aux intrigues campagnardes, elle choisit cette fois d’aborder les rivages de la baie de Saint-Brieuc. La mer et le vent, omniprésents, accompagnent la quête personnelle des trois héroïnes, sœurs et mère d’âme, ouvrant par-delà l’enquête policière une réflexion sur la mémoire et l’affection choisie entre des femmes que rien ne semblait un jour devoir rapprocher.


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Le secret de la buse

Auteur : Françoise BOIXIERE
Illustration couverture : Sylvain BOIXIERE
250 pages
18 euros + 3 euros de frais de port

Ce dimanche de chasse dans les bois de Plouvern, une petite commune de la région de Saint-Brieuc, s’annonce plutôt bien pour René, son père Albert et leurs trois amis.
Pourtant, à la fin de cette belle journée d’octobre, le vieil Albert disparaît sans laisser de traces. Malgré les fouilles intensives des gendarmes et des paysans, il ne sera pas retrouvé. René décide alors de mener ses propres recherches, une véritable quête au bout de lui-même.
Quels obscurs secrets cachent Jeanne, la mère de René et François le ferrailleur, un marginal mal accepté par les habitants du bourg ? Que signifie la présence obsédante d’une étrange buse dans les parages de leurs maisons ? C'est ce que vont tenter de découvrir René et Claire, une jeune cavalière fascinée par le ferrailleur. Ils ne sont pas au bout des surprises qui vont bouleverser leurs vies...

Françoise Boixière a choisi, dans ce roman, de planter son décor dans un bourg des environs de Châtelaudren.
Le secret de la buse lui permet d’aborder, à travers la trame policière, ses thèmes favoris : quête intérieure, descriptions minutieuses de la nature et atmosphère de légendes. Ce qui donne un roman à l’ambiance envoûtante et au suspense garanti.

Plongé dans sa mélancolie, René aborde sans la voir la place de la mairie, enserrée entre ses bâtiments rénovés, ses parterres soignés bourdonnant d’abeilles à la belle saison et son ancien bureau de poste transformé depuis peu en salon de coiffure. Les antidépresseurs ingurgités dans la journée commencent à avoir raison de ses émotions et c’est dans une espèce de torpeur qu’il s’engage machinalement dans la rue de Langres. Gardée par un calvaire aux bras courts perché sur un pilier tout en hauteur, elle se glisse sagement entre deux rangées de maisons avant de filer à travers la campagne, soudain libérée de ses entraves, vers « la parallèle » et, au-delà jusqu’aux lumières civilisées de Châtelaudren.
Soudain épuisé, il s’apprête à faire demi-tour pour aller se coucher, quand une silhouette échevelée vêtue d’une longue chemise claire se précipite à sa rencontre, surgie de nulle part. Une frayeur viscérale lui retourne les tripes, chassant d’un coup sa somnolence. Comme tout le monde au village, il a entendu parler des lavandières de la nuit, ces démons d’apparence inoffensive qui implorent les passants attardés de les aider à tordre leur linge pour mieux les emporter dans une ronde infernale. Les contes effrayants de sa grand-mère paternelle, si habile à chatouiller les peurs des enfants, lui reviennent subitement en mémoire. Inévitablement, ils ouvraient la porte de ses rêves à la Dame Blanche vêtue de brouillard et elle hantait la plupart de ses nuits.
Il se dit bêtement qu’il ne se laissera pas entraîner sans se débattre vers le lavoir de Coulins récemment aménagé à plus d’un kilomètre de là, quand il reconnaît soudain la démarche chaloupée de la vieille Fine, échappée une fois de plus à la vigilance de sa fille. Il ne peut retenir un soupir de soulagement.
- Bon sang, Fine, vous m’avez fichu une de ces trouilles ! Qu’est-ce que vous faites dehors en chemise de nuit ? Vous allez attraper la mort. Venez, je vais vous raccompagner chez vous.
Comme il fait mine de lui saisir le bras, elle le repousse avec brusquerie.
- Lâche-moi Albert et laisse-moi passer, je suis en retard. J’ai pas le temps de causer avec toi.
Décontenancé, René, pourtant au courant des délires incurables de la bonne femme, essaie de la raisonner.
- Je ne suis pas Albert, Fine, je suis René, son fils. Vous savez bien, le petit René à qui vous donniez toujours des bonbons. Allez, soyez gentille, votre fille va s’inquiéter.
Mais il ne réussit qu’à lever une bordée d’injures et de méchancetés incohérentes.
- Tu vas me lâcher, espèce de saligaud ! Essaie pas de m’embobiner, je sais très bien où tu vas. Tu vas retrouver ta buse hein !
Le sang se retire d’un coup du visage de l’homme qui se sent prêt à défaillir. Comble de ridicule, il doit s’agripper à l’épaule osseuse de la mégère pour ne pas tomber. Puis, sans tenir compte de ses efforts désordonnés pour se dégager, il s’énerve à son tour et la bouscule sans ménagement.
- Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de buse à la fin ? Espèce de vieille folle, ça suffit maintenant. Ça fait deux fois que vous m’emmerdez avec votre buse. Alors, vous allez cracher le morceau tout de suite, c’est moi qui vous le dis.
La fureur décuplant ses forces encore vives malgré le grand âge et la maladie, Fine réussit à s’extraire de la poigne rageuse de René.
- Lâche-moi je te dis, grand salopard, tu me fais mal. Ça m’étonne pas de toi, d’ailleurs, t’es qu’une ordure. Et puis, fais pas l’innocent, tu sais très bien de quoi je parle. Ta pouffiasse, on la traitait de buse dans le temps. Elle comprenait jamais rien la pauvre. C’est elle qui me l’a dit. Une brave fille au demeurant, pas méchante comme toi. Pas d’ici, c’est tout. C’était son seul péché avant de te rencontrer. Moi, je me demande laquelle des deux est la plus con : elle ou ton andouille de femme ?
Complètement abasourdi, René renonce à questionner plus avant cette harpie qui darde sur lui des petits yeux cruels et il tourne les talons sans demander son reste. Dans sa hâte, il entend à peine les cris de protestation de Fine que sa fille, excédée, sans même lui adresser un bonsoir, s’efforce de ramener à la maison.
- C’est plus possible maman. Tu te sauves tous les soirs à présent. Ça peut plus durer. Tu importunes tout le monde. Tu finiras bien par te faire écraser sur la route ou embarquer par quelqu’un d’encore plus cinglé que toi. Tu veux finir comme ce malheureux Albert et disparaître dans la nature ? Il faut que t’arrêtes d’adresser la parole à n’importe quel individu…
Alors que René atteint le coin de la rue, les derniers mots de la femme s’enfoncent comme une aiguille de feu dans le magma déjà bouillant de son trouble.


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L'insomnie des abeilles

Auteur : Françoise BOIXIERE
Illustration couverture : Sylvain BOIXIERE
289 pages
15 euros + 3 euros de frais de port

EPUISE

Cette année, l’hiver est clément dans la campagne du Vieux-Bourg, un petit village des Côtes d’Armor, à une trentaine de kilomètres de Saint-Brieuc. Il va jusqu’à réveiller les abeilles, surprises par la douceur de l’air.
En janvier, un jour de grand vent, un vieux paysan à la retraite, Roger, trouve par hasard le cadavre d’une jeune fille dans les broussailles d’un tumulus, au lieu-dit La Justice, un endroit pétri de légendes.
Poussé par la curiosité et investi d’une mission qu’il ne s’explique pas, il va mener une enquête buissonnière, parallèle à celle des gendarmes. Elle le conduira sur les traces de Louise et Bertrand, un couple de sa génération, qu’il côtoie depuis toujours sans vraiment le connaître. Sa découverte de secrets familiaux bien gardés ne le laissera pas intact.

Avec ce quatrième livre, Françoise Boixière, originaire du Vieux-Bourg, dans la région de Quintin, change de registre et nous entraîne sur la piste de l’assassin d’une jeune Anglaise, à la suite d’un vieux paysan attachant et entêté. Si l’intrigue puise dans la facture du roman policier, l’auteur n’abandonne pas pour autant ses thèmes de prédilection : la poésie des saisons envolées et les retombées inévitables d’histoires passées depuis bien longtemps sur les événements du présent. Les personnages évoluent dans un milieu rural qu’elle connaît bien, à la frontière parfois fragile entre réalité matérielle et perception légendaire du monde. Derrière le crime sordide, le surnaturel, si à son aise dans la sauvagerie des paysages de lande bretonne, n’est jamais bien loin, le mythe de Tristan et Iseult se dessine en filigrane et le non-dit tient trop souvent lieu de ligne de conduite.
Un ouvrage au suspens garanti…

Son regard glisse alors vers le tumulus enfoui sous une fourrure de broussailles, dans le champ voisin, sorte de grosse butte épaisse, hérissée d’une chevelure hirsute de fougères rousses, de ronces et d’ajoncs anarchiques, et posée comme une verrue sur les sillons labourés. Le vent, toujours aussi taquin, décoiffe si bien cette tête de géant décapité, qu’elle semble sortie tout droit de sous un sèche-cheveux mal réglé. Cette représentation cocasse amuse Roger, qui en oublie ses angoisses et se moque en riant :
- Dis donc, tu lui arranges sa mise en plis, mon ami. Allons voir çà de plus près.
Ses bottes enfoncent dans la terre meuble, alourdie par les pluies récentes. Les chicots des épis de maïs, récoltés l’automne dernier, finissent de pourrir au ras du sol, parmi les touffes de mouron et de chiendent. Contre le monticule, les rafales, en s’emmêlant dans les mèches d’épines, paraissent perdre de leur force.
Depuis qu’il sait qu’on enterrait autrefois les gens importants sous les tumulus, Roger, une fois de plus, se laisse envahir par une obscure anxiété et regrette déjà de s’être aventuré jusqu’à cette espèce de sépulture millénaire. Penser que des os vieux comme le monde reposent peut-être sous ce tas de broussailles ébouriffé lui donne la chair de poule. Au cimetière, les tombes, même celles d’aïeux qu’il n’a pas connus, rajoutées au fil des décès comme autant de pions humains sur le damier de la vie et de son complément, la mort, demeurent familières, presque bienveillantes, tandis que ces défunts hors d’âge, sans visage et sans nom, prennent une dimension légendaire et, par là même, impossible à envisager sereinement. Avec ses menhirs bas sur patte, doigts révélateurs pointés vers les nuages, où vient s’enrouler la brume, sa croix mérovingienne qu’on ne déplace pas sans ses traces de genoux et de pieds, son hêtre multi centenaire à demi mort et son tumulus négligé, le site de la Justice est bien le domaine privilégié des esprits, un des centres émotionnels de la terre, plongée avec le ciel dans un dialogue sans fin orchestré par le vent, aux échos incompréhensibles et pourtant assourdissants.
Fatigué par les impressions qui se bousculent dans sa tête, Roger se propose de faire un tour rapide de la butte, histoire de ne pas s’être déplacé pour rien, puis de regagner vite fait sa maison, où l’attendent un bon goûter et l’amitié parfois envahissante du fourneau. La bourrasque, brisée dans son élan, épargne la face sud du tertre, que les ajoncs en fleurs émaillent de gouttes jaune vif. A sa grande surprise, le vieillard voit soudain une petite abeille ivre de grand air ou de fatigue, se poser en vrombissant sur le duvet d’un pétale. En y regardant de plus près, il constate qu’un deuxième insecte frémit déjà des ailes sur une fleur voisine.
- Cà alors, des abeilles au mois de janvier ! Il fait tellement doux qu’elles se croient au printemps. Voilà que les abeilles souffrent d’insomnie maintenant ! Cà ne promet rien de bon.
Le nez au ras des plantes, il est attiré par un détail qu’il n’avait pas perçu de prime abord : une sorte de tissu vert accroché aux épines.
- Qu’est-ce que c’est que çà ?
Du bout de son bâton, il essaie de tirer à lui le morceau d’étoffe qui résiste à sa traction. Intrigué, faisant fuir les abeilles, il écarte à mains nues les buissons, indifférent aux piqûres sur le cal de ses paumes.
- Nom de dieu ! jure-t-il en tombant à la renverse.
Ce qu’il vient de voir fait bondir son cœur fragile dans sa poitrine. Sous l’étoffe, se dessine un bras, d’une blancheur de marbre, strié d’égratignures et, au bout du bras, le corps inerte d’une femme cachée dans les taillis, le visage masqué par ses longs cheveux noirs, rabattus sur lui.


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